Les membres des délégations de l’Iran et de douze autres pays ont quitté la réunion de la Conférence pour l’interaction et les mesures de confiance en Asie (CICA) à Bakou ont quitté la salle, en signe de protestation, lors du discours du président du régime israélien, Isaac Herzog. Téhéran avait exigé l’expulsion du régime israélien du forum.
Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a exhorté les États membres à exclure le régime de Tel-Aviv de la Conférence sur l’interaction et les mesures de confiance en Asie (CICA).
Les délégations d’Arabie saoudite, du Bangladesh, d’Égypte, d’Indonésie, d’Irak, d’Iran, de Jordanie, du Koweït, de Malaisie, de Palestine, du Pakistan, du Qatar et de Turquie ont participé à cet action de protestation. Ces treize délégations représentaient près de la moitié des 28 participants à l’évènement.
Lors de la réunion, Kazem Gharibabadi a décrit Israël comme « la principale source d’insécurité et d’instabilité en Asie » et a exhorté les États participants « à ne pas rester silencieux face aux crimes du régime israélien ».
Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères a décrit les États-Unis et Israël comme « les plus grandes sources d’insécurité et d’anarchie dans le monde », avertissant que « leur démarche agressive pourrait toucher tous les pays indépendants si la communauté internationale ne parvenait pas à les arrêter ».
Gharibabadi a ajouté : « Washington agit comme s’il était au-dessus des lois. L’Amérique contourne les mécanismes internationaux, tandis qu’Israël, qui n’a pas adhéré aux traités internationaux de désarmement et de contrôle des armements, a développé différents types d’armes de destruction massive. »
Il a condamné les agressions militaires du régime israélien contre plusieurs États de l’Asie de l’Ouest, la qualifiant de « symbole d’agression et d’actes répréhensibles » dans la région.
La création de la CICA a été proposée en 1992 par le président kazakh de l’époque, Nursultan Nazarbayev, afin de promouvoir la coopération et les mesures de confiance à travers l’Asie.
La protestation collective de treize délégations participant à la CICA fait écho à une manifestation similaire qui a eu lieu à l’Assemblée générale des Nations unies, le 24 septembre, lorsque les délégations de près de 70 pays ont quitté la salle ou laissé leurs sièges vides au début du discours du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.
Ces deux évènements ont été des signes d’une protestation internationale, de plus en plus vive contre la guerre génocidaire menée par Israël dans la bande de Gaza.
Le 12 octobre, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a indiqué avoir vérifié 1 076 décès de Palestiniens à Gaza entre l’annonce du prétendu cessez-le-feu le 10 octobre 2025 et la fin du mois de juillet 2026. Ce triste bilan contient les noms de 268 enfants et de 126 femmes.
La destruction à Gaza a été catastrophique et les évaluations de l’ONU montrent que 82 % des structures de la bande assiégée avaient été endommagées jusqu’en juin 2026, laissant des maisons, des hôpitaux, des écoles et des infrastructures essentielles en ruines.
Le ministère palestinien de la Santé a indiqué que 74 382 personnes ont été tuées et 175 416 autres ont été blessées à Gaza depuis le 7 octobre 2023.