De l’autre côté de l’Atlantique, au Québec, où des étudiants préparent une semaine de grève contre l’austérité et la précarité à partir de lundi, une manifestation de solidarité avec la jeunesse française s’est tenue, jeudi soir, à Montréal.
Au Québec aussi, le manque de moyens dans l’éducation et la vie chère suscitent la colère. Des étudiants se préparent à une mobilisation d’au moins cinq jours, à partir de lundi 9 novembre.
En attendant, ils se sont rassemblés jeudi soir, pour exprimer leur solidarité avec la jeunesse française.
Un manifestant témoigne : « Pour revendiquer la fin de l’austérité, il faut, comme en France, des mobilisations de masse. On voit aussi qu’il se passe la même chose ici au Québec. Nos écoles aussi s’effondrent, nos services publics s’effondrent. »
Un peu plus loin, une manifestante entraîne les autres avec un porte-voix : « Même crise, même combat, la France nous montre la voie. » Le groupe reprend le slogan en cœur, que l’on voit aussi inscrit sur des pancartes.
La contestation est principalement portée par les étudiants de l’enseignement supérieur au Québec. Un représentant étudiant de l’Université de Montréal décrit les difficultés croissantes auxquelles sont confrontés les jeunes : « Les exemples concrets, ce sont des personnes autour de nous qui vont devoir sauter des repas pour payer leur loyer », assure-t-il.
Les étudiants réclament donc plus de moyens pour l’enseignement supérieur, mais aussi des bourses qui leur permettent de vivre et la fin des compressions budgétaires.
Dès lundi, cinq jours de grève leur permettront de mesurer leurs forces face au nouveau gouvernement indépendantiste à peine arrivé au pouvoir avec en ligne de mire une possible grève générale illimitée cet hiver.
La France est depuis plusieurs semaines le théâtre de manifestations massives contre la vie chère, dans un contexte de mécontentement social grandissant face à la hausse du coût de la vie et à la dégradation des conditions de vie.
Face à la multiplication des rassemblements, le gouvernement a renforcé le dispositif policier et durci les conditions d’encadrement des manifestations.