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Les allégations sur le programme nucléaire iranien sont le « plus grand mensonge du siècle » (Baghaï)

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a dénoncé les allégations concernant le programme nucléaire de Téhéran comme étant « le plus grand mensonge du siècle ».

Esmaïl Baghaï a indiqué que ce récit fabriqué de toutes pièces a été utilisé par les États-Unis et leurs alliés comme prétexte pour exercer pendant des décennies des pressions et des restrictions économiques contre la nation iranienne.

« Peut-être qu’aucun mensonge aussi énorme que celui de la “menace iranienne” n’a été fabriqué dans le monde au cours des 70 ou 80 dernières années », a souligné Baghaï lors d’un événement intitulé « Confrontation avec les États-Unis : hier, aujourd’hui et demain », qui s’est tenu à Téhéran mardi 3 novembre.

« Bien qu’ils n’aient trouvé aucune preuve d’une déviation du programme nucléaire iranien vers des objectifs non pacifiques les États-Unis et leurs alliés ont refusé d’abandonner ces allégations », a déclaré Baghaï pour qui la répétition de ces accusations est devenue une partie indissociable de la politique étrangère américaine et le reflet des exigences d’Israël.

L’Iran ne ferme pas la porte à la diplomatie

Ailleurs dans ses remarques, Baghaï a souligné que pour mieux comprendre la confrontation avec les États-Unis, il ne faudrait pas l’interpréter comme excluant la diplomatie ou l’engagement politique.

« Comprendre la profondeur de cette confrontation ne signifie pas que nous devions bloquer la voie du dialogue et des solutions politiques ni prétendre que toute activité diplomatique doit être abandonnée », a-t-il noté

Et de poursuivre : « En tant que diplomate, je tiens à souligner que la diplomatie est un outil efficace et essentiel. Au même titre que les capacités défensives, elle doit être utilisée judicieusement pour sauvegarder les intérêts nationaux ».

Il a déclaré que la diplomatie complétait le combat sur le champ de bataille et que, dans ce cadre, elle servait d’instrument à la défense des intérêts nationaux. Baghaï a également rappelé que la confrontation entre l’Iran et les États-Unis n’était pas un différend temporaire et que la nation iranienne ne l’avait ni provoquée ni commencée.

L’hostilité des États-Unis dépasse une simple opposition au système politique iranien

Selon Baghaï, l’hostilité des États-Unis envers l’Iran ne se limite pas à des désaccords politiques, mais concerne à l’Iran lui-même. « Leur problème, c’est l’Iran lui-même : sa géographie, l’Iran comme idée, comme concept et comme entité historique dotée de capacités matérielles, humaines et spirituelles exceptionnelles », a-t-il expliqué ajoutant que des expériences historiques répétées ont amené le peuple iranien à conclure que le problème fondamental de Washington avec l’Iran dépassait une simple opposition au système politique.

En outre, il a indiqué que la résistance de l’Iran au cours des huit derniers mois s’inscrivait dans la continuité d’une lutte beaucoup plus longue, qui s’étend sur cinq à huit décennies.

« Ce sont les Américains eux-mêmes qui ont déclenché cette confrontation dans les années 1950 avec le coup d’État du 19 août 1953 contre nous, et ils n’ont ménagé aucun effort pour affaiblir ce pays. », a-t-il fait remarquer.

Évoquant les campagnes de pression occidentales à différentes époques, il a déclaré que les sanctions et les pressions actuelles suivaient le même schéma établi par le Royaume-Uni dans les années 1950, avant la nationalisation par l’Iran de son industrie pétrolière.

« À l’époque, ils avaient également saisi le Conseil de sécurité de l’ONU du cas iranien et tenté de présenter la nationalisation de l’industrie pétrolière comme une menace pour la paix et la sécurité internationales. Des décennies plus tard, ils ont réitéré exactement le même scénario à l’encontre du programme nucléaire pacifique iranien », a-t-il noté.

Baghaï a mis en lumière que l’objectif ultime de ces campagnes était d’empêcher l’Iran de renforcer ses capacités et d’atteindre la place qui lui revient dans l’ordre international.

La détermination de l’Iran est inébranlable

Selon Esmaïl Baghaï, au cours de ces huit derniers mois, la puissance historique et le patrimoine civilisationnel de l’Iran se sont une nouvelle fois manifestés, l’Iran ayant résisté et obtenu la réponse nécessaire en s’appuyant sur la profondeur spirituelle et historique de son peuple ainsi que sur ses propres capacités.

En conclusion, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a souligné l’échec du front adverse à briser la volonté du peuple iranien, rappelant que les ennemis avaient jusqu’ici échoué à contenir l’Iran et qu’ils ne connaîtraient pas de succès à l’avenir, compte tenu des expériences et de la puissance accumulées par le pays.

Il a estimé que cette convergence nationale constituait un bien précieux, assurant la poursuite du chemin de fierté, de progrès et de dignité du pays.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV