L’envoyé iranien auprès du Conseil de sécurité de l’ONU a dénoncé les agissements des États-Unis et du régime israélien qui mènent une « guerre d’agression brutale » et imposent un blocus naval illégal contre la République islamique d’Iran.
Les États-Unis sont à l’origine de l’insécurité maritime dans le golfe Persique et le détroit d’Ormuz, a martelé Gholamhossein Darzi, lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies sur la sécurité maritime. Il a surtout rejeté les tentatives des puissances occidentales d’imputer à Téhéran les perturbations causées dans cette route maritime stratégique. « L’Iran a toujours défendu la liberté de navigation en tant qu’État côtier depuis des décennies », a-t-il rappelé.
« Malheureusement, lors de la réunion d’aujourd’hui, certains intervenants ont une fois de plus ignoré les causes profondes qui ont amené à la situation actuelle. La responsabilité des perturbations, de l’obstruction ou toute autre entrave à la navigation maritime dans le golfe Persique et le détroit d’Ormuz concerne directement les agresseurs et tous les autres États qui facilitent ou soutiennent leur acte d’agression contre l’Iran », a indiqué M. Darzi. « Les tentatives visant à faire porter cette responsabilité à l’Iran sont infondées et manquent de crédibilité. »
Le détroit d’Ormuz, voie maritime commerciale mondiale d’une haute importance stratégique, était resté entièrement ouvert et sécurisé jusqu’au 28 février 2026. Par la suite, les États-Unis et le régime israélien ont lancé une « guerre d’agression brutale » contre l’Iran, en ciblant délibérément les infrastructures civiles et maritimes, les ports et les navires du pays, a précisé le diplomate iranien.
Pour illustrer la gravité de la campagne militaire américaine, l’envoyé iranien a détaillé une série d’attaques illégales et spécifiques contre les intérêts de la République islamique d’Iran.
À titre d’exemple, le 19 avril 2026, les forces militaires américaines ont attaqué le navire marchand iranien Tuska. Moins de deux mois plus tard, le 23 mai, le Commandement central américain (CENTCOM) a annoncé avoir redirigé une centaine de navires marchands afin de faire respecter son blocus naval illégal contre l’Iran.
Le 23 juillet, les forces américaines ont pris pour cible deux bateaux de recherche et de sauvetage iraniens – le Naji 15 et le Naji 16 – dans les eaux territoriales iraniennes alors qu’ils étaient activement engagés dans des opérations humanitaires.
De plus, les États-Unis maintiennent un blocus total du trafic maritime entrant et sortant des ports iraniens depuis le 12 avril 2026.
« Violation flagrante »
Gholamhossein Darzi a condamné le blocus militaire des États-Unis et l’a qualifié de « violation flagrante » de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Iran, et de grave violation de l’article 2 (4) de la Charte des Nations Unies, qui interdit strictement la menace ou l’emploi de la force contre l’indépendance politique de tout État.
Au-delà des implications militaires, le diplomate a souligné le lourd bilan humanitaire du siège en question.
« Le blocus américain menace l’accès des civils à la nourriture, aux médicaments, au carburant et à d’autres produits essentiels, impose une punition collective et les prive de besoins essentiels indispensables à leur survie », a-t-il averti.
La position de Téhéran reste inchangée : toutes les restrictions et les mesures de sécurité mises en œuvre par l’Iran dans le détroit d’Ormuz sont entièrement défensives et légales.
« En tant qu’État côtier, l’Iran a légitimement le droit, en vertu du droit international, de prendre toutes les mesures nécessaires et appropriées pour protéger ses droits souverains, son intégrité territoriale, son peuple et ses intérêts nationaux vitaux contre la menace ou la guerre d’agression des États-Unis », a-t-il déclaré avant d’exiger que les graves violations du droit international et les dommages infligés aux civils iraniens soient reconnus et que les responsables de ces actes rendent des comptes pour leur comportement.
Il a exhorté le Conseil de sécurité à rompre son silence et à exiger explicitement que les États-Unis cessent immédiatement leurs hostilités.
« L’Iran utilisera tous les recours légaux en son pouvoir pour s’assurer que les responsables rendent des comptes », a ajouté M. Darzi.