Le président iranien Massoud Pezeshkian a qualifié de positive sa visite de deux jours à Moscou, mettant en avant les discussions constructives lors du huitième sommet du Forum des pays exportateurs de gaz (FPEG), ainsi que ses entretiens bilatéraux avec le président russe Vladimir Poutine et l’émir du Qatar.
S’exprimant mardi, avant son départ de la capitale russe, le président iranien a indiqué que le sommet avait permis de dégager des accords positifs et que ses entretiens avec les dirigeants russe et qatari avaient porté sur la coopération dans les domaines de l’énergie, du commerce, des infrastructures et de la sécurité.
« Lors du huitième sommet du Forum des pays exportateurs de gaz (FPEG), des discussions et des échanges approfondis ont eu lieu. Nous sommes parvenus à plusieurs accords positifs, avec des résultats favorables. Le sommet a été constructif et productif », s’est-il félicité.
Lors de sa rencontre avec Vladimir Poutine, M. Pezeshkian a remercié Moscou pour son soutien d'ordre politique, sécuritaire et économique. Il a souligné la nécessité de renforcer la coopération entre les pays soumis aux sanctions américaines, estimant que les pays de la région pouvaient surmonter les défis grâce à une coopération mutuelle, sans dépendre de Washington. Le président a par ailleurs plaidé pour un approfondissement des relations bilatérales avec la Russie dans les domaines scientifique, économique, industriel, culturel, sécuritaire et militaire.
De son côté, Vladimir Poutine a indiqué que les échanges commerciaux entre les deux pays avaient progressé de 10,4 % au cours des huit premiers mois de 2026. Il a également précisé que les travaux de construction de la centrale nucléaire de Bouchehr, en Iran, se poursuivaient et que la Russie honorait ses engagements dans le cadre des projets communs.
La rencontre entre Massoud Pezeshkian et l’émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, a porté sur l'essor des relations politiques et économiques entre les deux pays, le développement de la coopération commerciale et énergétique, ainsi que le renforcement de la coordination entre les pays exportateurs de gaz.
Dressant le bilan de ses entretiens bilatéraux avant son retour à Téhéran, le président iranien a déclaré : « Nous sommes parvenus à des accords sur diverses questions, notamment l’agriculture, les industries pétrolière et gazière, la construction routière, les enjeux de sécurité et la coopération bilatérale. Dans l’ensemble, cette visite a été très positive et fructueuse. »
À Moscou, il est également intervenu lors du sommet du FPEG, avertissant que les actes d’agression militaire des États-Unis dans la région du golfe Persique compromettaient la sécurité énergétique mondiale ainsi que la croissance économique.
Il avait également condamné le recours par les États-Unis au « terrorisme économique », évoquant notamment les sanctions unilatérales, les blocus maritimes et aériens imposés à l’Iran, ainsi que les fortes pressions exercées sur d’autres pays pour les contraindre à se conformer aux mesures illégitimes américaines.