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ONU : Israël poursuit son génocide à Gaza et commet des crimes contre l’humanité en Cisjordanie occupée

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Des structures palestiniennes détruites à Khirbet Al Fakhit, dans le sud de la Cisjordanie occupée. ©UN News

Une commission d’enquête internationale mandatée par l’ONU a affirmé qu’Israël poursuivait son génocide contre les Palestiniens de la bande de Gaza malgré la mise en œuvre d’un prétendu accord de cessez-le-feu. Elle a également indiqué qu’Israël continuait de commettre des crimes contre l’humanité en Cisjordanie occupée, notamment l’extermination, ainsi que des actes de torture et de persécution.

Dans un nouveau rapport publié lundi 26 octobre, la Commission d’enquête internationale indépendante des Nations unies sur le territoire palestinien occupé a déclaré que la poursuite de ces crimes s’inscrivait dans l’intention du régime israélien d’anéantir le peuple palestinien, en tout ou en partie.

La commission accuse Israël d’avoir commis en Cisjordanie des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, notamment d’extermination, de persécution, de torture, de viol et d’autres violences sexuelles. Elle estime que les incursions militaires israéliennes, ainsi que les attaques répétées de colons, constituent une politique systématique de violences et de déplacements forcés  contre les civils palestiniens, destinée à étendre le contrôle israélien sur les territoires occupés.

« Les meurtres et blessures infligés intentionnellement aux civils palestiniens, ainsi que la destruction de leurs habitations en Cisjordanie, conjugués au refus persistant d’Israël d’assumer ses responsabilités, s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à exterminer et déplacer les Palestiniens et à leur imposer des conditions de vie invivables », a affirmé lundi dans un communiqué Srinivasan Muralidhar, président de la commission.

Une violence devenue systématique

Selon les enquêteurs, les autorités israéliennes n’ont pas simplement toléré les violences des colons. Leur comportement indique qu’elles entendaient les intégrer aux opérations militaires dans une attaque coordonnée contre les Palestiniens.

Les enfants sont particulièrement visés. La commission accuse les forces israéliennes d’avoir délibérément tué et gravement blessé des mineurs, leur infligeant également des traumatismes psychologiques. Elle qualifie ces actes de persécution fondée sur l’âge.

Les violences sexuelles, notamment les viols et les atteintes aux capacités reproductives, participeraient également d’une stratégie visant à soumettre, déstabiliser et déplacer la population palestinienne.

Les conséquences territoriales sont considérables. Depuis janvier 2025, les agressions militaires israéliennes ont provoqué le plus important déplacement de Palestiniens en Cisjordanie depuis la guerre de 1967. En août 2026, 34 176 personnes demeuraient déplacées, selon la commission.

Pas plus tard que vendredi dernier, à al-Khalil, une incursion israélienne a provoqué le déplacement forcé de plus de 2 000 Palestiniens, selon le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme. Dans une déclaration publiée lundi, Volker Türk a dénoncé la démolition d’habitations et de commerces dans le cadre de l'incursion, ainsi que le bouclage de plusieurs quartiers, confinant de nombreux habitants chez eux. Il a jugé ces mesures comme étant « punitives » et destinées à susciter la peur, au regard notamment des déclarations de hauts responsables israéliens.

« Les punitions collectives constituent une grave violation du droit international », a rappelé M. Türk.

La menace d’un « nettoyage ethnique »

Cette incursion renforce les inquiétudes exprimées lundi par António Guterres. En visite au Caire, le Secrétaire général de l’ONU a dénoncé l’expansion des colonies israéliennes, les expulsions incessantes et la multiplication des agressions contre les familles palestiniennes, les journalistes et les diplomates.

« Nous assistons à l’instauration d’un environnement de plus en plus coercitif, où le spectre d’un nettoyage ethnique se profile avec toujours plus d’insistance », a-t-il averti.

Outre la Cisjordanie, un an après avoir conclu, sous la présidence de la juriste sud-africaine Navi Pillay, lauréate du prix Nobel de la paix 2026, qu’Israël commettait un génocide à Gaza, la commission maintient ses accusations.

La Commission a indiqué qu’elle documentait méticuleusement les éléments de preuve relatifs à ces crimes afin qu’ils puissent être utilisés par les procureurs de la Cour pénale internationale (CPI) ou par d’autres juridictions. L’objectif, précise-t-elle, est de permettre aux victimes et à leurs familles d’obtenir justice et de traduire les auteurs en justice.

La Commission a exhorté la communauté internationale à faire pression sur Israël pour qu’il se conforme à l’avis consultatif rendu en juillet 2024 par la Cour internationale de Justice (CIJ) et mettre imédaitement fin à l’occupation illégale du territoire palestinien.

Elle a également demandé le démantèlement des colonies israéliennes et le départ des colons du territoire palestinien occupé.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV