De hauts responsables de l’Arabie saoudite, du Pakistan et de la Turquie sont attendus à Téhéran pour une réunion conjointe visant à promouvoir la sécurité régionale et à tirer parti de l’expérience iranienne en matière de défense, c’est ce qu’a annoncé un haut responsable iranien.
Ali Bagheri Kani, secrétaire adjoint du Conseil suprême de sécurité nationale (CSSN) iranien, a indiqué que les trois responsables devaient rencontrer lundi le secrétaire de cette instance, et participer à une réunion conjointe.
Il a précisé que l’Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie seraient respectivement représentés par le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane, le chef de l’armée pakistanaise, le maréchal Asim Munir, et le directeur de l’Organisation nationale du renseignement turque, Ibrahim Kalin.
Bagheri Kani a expliqué que cette visite et cette réunion conjointe visaient à promouvoir l'idée d'assurer la sécurité par les pays de la région et à tirer les leçons de l'expérience iranienne acquise lors des agressions israélo-américaines contre l'Iran.
« Le modèle de défense de la République islamique d’Iran, fondé sur ses capacités nationales, est devenu un modèle efficace pour garantir la sécurité nationale », s’est-il félicité.
Il a réaffirmé que la politique stratégique de l'Iran repose sur la nécessité pour les pays de la région d'assurer et de garantir leur propre sécurité.
« Toute ingérence ou influence étrangère, en particulier celle du régime américain, ainsi que le rôle du régime sioniste illégitime, quel qu’en soit le niveau, portent atteinte à la sécurité et à la stabilité régionales », a-t-il dénoncé.
Selon Ali Bagheri Kani, la réunion des quatre pays à Téhéran pourrait constituer une étape « importante et efficace » vers la mise en place d’un cadre régional de sécurité.
Il a ajouté que la proposition iranienne visant à instaurer un dispositif de sécurité autonome, fondé sur la participation des pays de la région, découlait des succès remportés par le peuple iranien et ses forces armées durant la guerre contre les États-Unis et Israël.
Il a exprimé l’espoir que la mise en œuvre de cette initiative contribuerait à instaurer la stabilité et la paix en Asie de l’Ouest.
M. Bagheri Kani a également indiqué que, lors d’une visite à Téhéran la semaine précédente, le chef de l’armée pakistanaise avait informé le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, le général de division Mohsen Rezaï de la décision des hauts responsables saoudiens, turcs et pakistanais de se rendre en Iran pour participer à une réunion conjointe.
Pour mémoire, les États-Unis et Israël ont mené deux guerres d'agression illégales contre l'Iran en juin 2025 et en février 2026. déclenché, le 28 février.
En réponse, les forces armées iraniennes ont lancé de puissantes frappes de représailles contre des cibles américaines et israéliennes dans la région, portant de sérieux coups aux agresseurs.
La guerre a infligé des pertes considérables aux agresseurs, qui n’ont pas réussi à atteindre leurs objectifs déclarés : soumettre l’Iran ou démanteler ses capacités de défense.
Depuis les premiers jours de cette deuxième guerre imposée, l’Iran maintient également un contrôle strict sur le détroit d’Ormuz.
Dimanche, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a déclaré que Téhéran restait prêt à faire face à « tous les scénarios », tout en maintenant ouverte la voie diplomatique, malgré l’insistance de Washington sur des exigences « unilatérales » dans les négociations.