Le mouvement de résistance palestinien Hamas a appelé à une action arabe urgente pour faire face à la politique israélienne d’affamer les Palestiniens de Gaza. Le mouvement a également condamné les frappes aériennes israéliennes contre l’Université islamique de la ville, qui ont coûté la vie à trois employés de l’établissement et en ont blessé plusieurs autres.
Le porte-parole du Hamas, Hazem Qassem, a exhorté la Ligue arabe à tenir une réunion d’urgence afin de réagir aux privations persistantes de nourriture et d’autres produits de première nécessité imposées par Israël à la population de la bande de Gaza assiégée.
« Nous appelons la Ligue arabe à réunir une session d’urgence pour contrer la politique de l’occupant, qui consiste à affamer de nouveau la population de la bande de Gaza », a-t-il déclaré.
Il a par ailleurs appelé à une mobilisation massive dans tout le monde arabe, afin de faire pression sur les parties concernées pour qu’elles agissent contre cette politique de famine.
« Il est inacceptable qu’Israël continue sa politique de famine dans le silence général », a-t-il déclaré.
Dans une déclaration distincte, le Hamas a fustigé Israël pour avoir bloqué l’entrée de denrées alimentaires de base à Gaza, tout en poursuivant ses attaques militaires sur l’ensemble du territoire palestinien ; une situation qui expose plus de deux millions de Palestiniens à la famine, au siège et à une violence incessante.
Le mouvement a appelé les médiateurs ainsi que les pays garants de l’accord de cessez-le-feu à intervenir immédiatement, à faire pression sur Israël pour lever le siège et à garantir l’acheminement d’une aide humanitaire urgente.
Le Hamas a souligné que les agissements d’Israël témoignaient d’un mépris envers les engagements pris dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu et portaient atteinte aux efforts et aux promesses des médiateurs et des pays garants.
Dans un autre communiqué publié dimanche, le mouvement de résistance palestinien a condamné les frappes aériennes israéliennes sur le campus de l’Université islamique, dans la ville de Gaza, qui ont tué trois employés de l’université et en ont blessé plusieurs autres, alors que des étudiants étaient présents sur les lieux.
Le Hamas a qualifié ces frappes de crime de guerre, qui s'inscrivent dans le cadre du génocide perpétré par Israël contre le peuple palestinien à Gaza.
Selon le communiqué, le campus universitaire a été visé à deux reprises dimanche. La première attaque a fait plusieurs blessés et a entraîné la suspension des activités académiques et administratives. Une frappe ultérieure a coûté la vie à trois Palestiniens et en a blessé d’autres.
Le Hamas a dénoncé l’intensification, par le régime israélien, des violations du cessez-le-feu, marquées par des attaques quotidiennes contre des quartiers résidentiels, des tentes abritant des personnes déplacées et des infrastructures civiles à travers la bande de Gaza.
Le mouvement de résistance palestinien a également condamné l’extension du contrôle des forces israéliennes sur les territoires palestiniens — matérialisée par le déplacement vers l’ouest de ce qu’on appelle la « ligne jaune » — ainsi que les restrictions imposées à l’entrée de denrées alimentaires essentielles.
Le Hamas a appelé les médiateurs et les pays garants à intervenir immédiatement pour faire cesser les attaques contre les civils, lever le blocus, faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire et contraindre Israël à respecter ses engagements dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu.
Ces récentes attaques surviennent alors qu’un accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas est en vigueur depuis le 10 octobre 2025.
D’après le ministère de la Santé de Gaza, les forces israéliennes ont tué 1 551 Palestiniens et en ont blessé 5 573 depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu.
Le bilan total de cette guerre génocidaire est nettement plus lourd. Depuis octobre 2023, l’agression militaire israélienne a causé la mort de plus de 74 000 Palestiniens et en a blessé plus de 175 000, selon le ministère. Environ 90 % des infrastructures civiles de Gaza ont été endommagées ou détruites.
La récente frappe contre l’Université islamique a ravivé les inquiétudes quant à la dévastation du système éducatif à Gaza ; étudiants, enseignants et établissements universitaires subissent des pertes considérables dans le cadre de la guerre génocidaire menée par Israël.