Le président de la Chambre de commerce iranienne a appelé à l’unité nationale et à une politique pragmatique pour neutraliser les coûts de la guerre économique menée par les États-Unis, en soulignant que la prise de décisions intelligentes demeure indispensable à la préservation des réseaux commerciaux iraniens.
S’exprimant mercredi 21 octobre lors d’une cérémonie marquant la Journée nationale de l’exportation, Samad Hassanzadeh a mis décrit la situation actuelle comme un état de « ni guerre ni paix », profondément caractérisé par l’instabilité, des tensions économiques intenses et des menaces qui pèsent sur les corridors de transport maritime.
Il a fait remarquer que l’administration américaine tentait continuellement de faire augmenter les coûts des transactions iraniennes et de perturber les chaînes d’approvisionnement afin de paralyser la dynamique et la compétitivité économique de l’Iran.
Hassanzadeh a salué la résilience inébranlable des exportateurs iraniens, malgré des décennies de mesures coercitives unilatérales et de blocus financiers.
Il a noté que le secteur privé a réussi à maintenir la production, l’emploi et le gain de devises, refusant de laisser les flux d’exportation du pays s’interrompre sous le poids du terrorisme économique américain.
Pour pouvoir mieux contrer ces pressions externes et de concevoir un plan opérationnel, Hassanzadeh a proposé la création immédiate d’un centre pour maintenir la continuité du commerce extérieur.
Ce groupe de travail opérationnel réunirait en son sein le gouvernement, le secteur privé, les douanes et la Banque centrale dans le but de diversifier les corridors de transport, de simplifier les procédures frontalières et de renforcer la gestion des risques ainsi que la sécurité des voies maritimes à haut risque.
Face aux obstacles financiers intérieurs, le président de la Chambre a plaidé pour une refonte bien applicable des politiques de rapatriement des gains économiques en devises étrangères.
Il a insisté sur l’importance d’adapter ces règles aux réalités du commerce dans un contexte de sanctions étrangères, appelant à l’abolition des mesures punitives contre les exportateurs, exigeant des délais souples pour le respect des engagements en matière de devises afin de préserver la dynamique économique du pays.
Par ailleurs, Hassanzadeh a souligné la nécessité de transformer la diplomatie économique en un outil opérationnel pour conclure des accords tarifaires et de transport avec les pays voisins.
Il a averti que, sans un soutien logique et sans une réorientation stratégique vers des exportations à forte valeur ajoutée et fondées sur le savoir, l’Iran risquerait de perdre des marchés internationaux durement acquis au profit de ses concurrents régionaux.
Hassanzadeh a également appelé à la redéfinition fondamentale des relations entre le gouvernement et le secteur privé.
Il a affirmé que le gouvernement devait se concentrer sur une réglementation transparente, l’élaboration de politiques macroéconomiques et le développement des infrastructures, donnant ainsi au secteur privé les moyens de stimuler l’investissement, l’innovation et une expansion durable du marché.