Un haut responsable de la sécurité a déclaré mercredi à Press TV que l’Iran s’était préparé à une guerre totale, multidimensionnelle et globale, alors que les tensions continuaient de s’intensifier.
S’exprimant exclusivement auprès de Press TV, cette source sécuritaire bien informée a affirmé que le pays avait pris la « décision définitive » de répondre à toute agression ennemie, y compris aux meurtres et aux assassinats, « sans aucune limite ni retenue ».
Il a précisé que les forces armées iraniennes étaient pleinement prêtes à « anéantir, avec toute leur puissance, les intérêts et les positions des agresseurs et de leurs soutiens dans la région ».
Ces déclarations réaffirment la position de Téhéran : toute nouvelle agression entraînerait une riposte sans retenue ni limitation.
Selon ce responsable bien informé, la décision de l’Iran est irrévocable et toute nouvelle agression militaire donnerait lieu à des frappes visant les intérêts et les objectifs des agresseurs et de leurs soutiens dans la région.
Le responsable a ajouté que, selon l’Iran, les États-Unis ne lanceraient pas d’attaque sans la participation d’Israël, pas plus qu’Israël n’agirait sans le soutien américain.
Il a qualifié de « mauvaise blague » l’idée que l’un ou l’autre régime mène seul une guerre contre l’Iran, soulignant l’interdépendance des appareils militaires américains et israéliens.
Le responsable a également déclaré que les menaces explicites de responsables américains et israéliens d’attaquer l’Iran conféraient à ce dernier une justification juridique et morale pour prendre les mesures défensives nécessaires.
Ces déclarations interviennent dans un contexte de tensions accrues dans la région, marqué par les menaces répétées de responsables américains et israéliens de lancer une nouvelle agression contre l’Iran, après des attaques menées en juin 2025 et en février 2026.
Les États-Unis et Israël se dirigent par ailleurs vers des échéances électorales dans les semaines à venir.
Les responsables de la sécurité et les commandants militaires iraniens ont multiplié les mises en garde contre toute nouvelle agression visant le pays, affirmant qu’elle exposerait davantage les intérêts américains dans l’ensemble de la région.
Le général de division Mohsen Rezaï, secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale (CSSN) iranien, a déclaré mardi qu’« aucune négociation » n’aurait lieu avec les États-Unis tant que Washington n’aurait pas pris de mesures pour instaurer un climat de confiance.
« Ce processus doit commencer par la satisfaction intégrale de toutes les conditions posées par l’Iran », a affirmé M. Rezaï dans une publication sur son compte X.
Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a également déclaré qu’un cessez-le-feu permanent avec les États-Unis était subordonné au respect, par Washington, des sept conditions fixées par Téhéran.
« Ce sont les États-Unis qui, en raison d’erreurs de calcul et de la guerre qu’ils ont menée contre l’Iran, se sont retrouvés enlisés dans un bourbier. Il leur revient désormais de prendre les mesures nécessaires pour en sortir », a déclaré M. Ghalibaf mardi à Téhéran, lors d’un entretien avec le chef de l’armée pakistanaise, le maréchal Asim Munir.
Selon le mémorandum d’entente d’Islamabad, qui comporte 14 points et a été signé en juin par les présidents iranien et américain, Washington est tenu de mettre fin à la guerre sur tous les fronts et de lever son blocus et les sanctions imposées à l’Iran, en contrepartie d’une réouverture progressive du détroit d’Ormuz par Téhéran.
L’Iran a pris le contrôle de cette voie maritime stratégique du golfe Persique dès les premiers jours de l’agression américano-israélienne contre le pays, en mars.