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Yémen: Ansarallah avertit l’Arabie saoudite de frappes plus dévastatrices

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Hizam al-Asad, membre du bureau politique d’Ansarallah. (Archives)

Un haut responsable du mouvement de résistance yéménite Ansarallah a averti que toute escalade de la part de l’Arabie saoudite entraînerait une réponse plus vigoureuse que par le passé, soulignant que les organismes gouvernementaux et les institutions étatiques du royaume deviendraient, dans un tel scénario, des « cibles légitimes ».

Hizam al-Asad, membre du bureau politique d’Ansarallah, a déclaré dimanche soir que les frappes de l’aviation saoudienne contre des quartiers résidentiels à travers le Yémen, qui ont fait des victimes civiles, notamment parmi les femmes et les enfants, s’inscrivaient dans les tentatives de Riyad visant à obtenir des gains militaires après des années d’agression, de mobilisation de ses forces et de soutien des États-Unis et du régime israélien.

« Les récentes atrocités saoudiennes sont une réaction aux défaites humiliantes des forces mercenaires et aux coups sévères que leur ont infligés les forces armées yéménites dans les régions frontalières et les territoires occupés », a ajouté Hizam al-Asad.

Le haut responsable d’Ansarallah a averti que, si l’Arabie saoudite intensifiait ses attaques, les organismes gouvernementaux et les institutions étatiques du royaume deviendraient des « cibles légitimes » de l'armée yéménite. 

Al-Asad a souligné que cette nouvelle phase de l’agression saoudienne se caractérisait par le maintien du blocus et de la famine imposés au Yémen, par une aggravation des souffrances de la population, et même par des frappes visant des rassemblements civils.

Il a évoqué un raid aérien saoudien survenu dimanche dans la province de Saada au nord-ouest du Yémen, qui a coûté la vie à au moins neuf personnes, dont cinq enfants et deux femmes, alors qu’elles étaient réunies en famille pour le déjeuner.

« Quel crime ont commis ces femmes, ces enfants et tous ces civils tués par des bombes de fabrication américaine ? », s’est-il interrogé, déclarant que Riyad continuait de cibler les civils et de mobiliser davantage de mercenaires pour poursuivre son agression contre le Yémen.

Le responsable d’Ansarallah a souligné que les forces armées yéménites intensifieraient leurs opérations de représailles et viseraient des cibles militaires sensibles et vitales en profondeur du territoire saoudien, empêchant ainsi de nouvelles attaques ennemies.

Al-Asad a affirmé que le Yémen répondrait aux crimes et aux « attaques ignobles » de l’Arabie saoudite selon le principe de « l'escalade pour l'escalade » et du « siège pour le siège ».

Il a vivement critiqué le silence de la communauté internationale face aux attaques brutales menées par l’Arabie saoudite contre les civils yéménites, déclarant que des intérêts financiers et énergétiques empêchent les instances internationales d’adopter une position ferme. 

Al-Asad a souligné que le peuple yéménite ne se soumettrait jamais à ses ennemis et que les attaques saoudiennes ne feraient que renforcer sa détermination et sa résilience.

Le 20 juillet, le gouvernement de Sanaa a décrété un blocus naval contre l’Arabie saoudite, le qualifiant de réponse à un « siège injuste et tyrannique » imposé au Yémen depuis près de douze ans.

Depuis, l’armée yéménite a annoncé plusieurs opérations ciblées contre des navires liés à l’Arabie saoudite en mer Rouge.

En mars 2015, l’Arabie saoudite et ses alliés ont imposé un blocus au Yémen et lancé une vaste offensive militaire, bénéficiant d’un soutien logistique, politique et militaire des États-Unis et de plusieurs pays occidentaux. Des dizaines de milliers de Yéménites ont perdu la vie ; cependant, l’Arabie saoudite n’est pas parvenue à atteindre son objectif principal, qui était de rétablir un gouvernement fantoche servant ses intérêts.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV