Le ministre iranien de la Défense par intérim, le général de brigade Majid Ebnolreza, a déclaré que les capacités balistiques de la République islamique d’Iran déterminent la donne dans les conflits régionaux soulignant que la guerre d’agression américaine s’est révélée contre-productive pour Washington, se traduisant par un alourdissement du fardeau économique, une érosion de son image internationale et des conséquences politiques internes défavorables.
« Le nom et la taille des bombes n’ont plus d’importance ! Vos bombes exploseront ailleurs : sur votre réputation mondiale, dans l’économie américaine, et même au sein de vos calculs électoraux ! » a écrit ce samedi 17 octobre le général Ebnolreza dans une publication sur X.
« C’est notre puissance de frappe balistique qui a changé la donne et vous a amenés au point où vous devez dire : Oui, Monsieur ! », a-t-il ajouté.
Ces remarques interviennent après que la chaîne américaine CNN a diffusé, le 15 octobre, un reportage qui faisait état de l’élaboration par l’armée américaine de plan d’attaque contre les infrastructures énergétiques et les installations nucléaires iraniennes, incluant le recours éventuel à la bombe GBU-43/B — surnommée « MOAB » (Massive Ordnance Air Blast) et présentée par Washington comme la « mère de toutes les bombes ».
Citant des « responsables américains au fait de la planification militaire », la CNN a rapporté que le Donald Trump pourrait ordonner de nouvelles attaques avant ou après les élections de mi-mandat de novembre. Toutefois, la Maison-Blanche n’a pas confirmé les faits.
D’après le même rapport, Trump et ses conseillers étudient des options militaires susceptibles d’afficher une victoire symbolique et de fournir aux États-Unis une porte de sortie.
Alors que la décision de Trump de lancer une nouvelle agression contre l’Iran, aux côtés du régime israélien, sans stratégie de sortie mûrement réfléchie, suscite de vives critiques, la chaîne a souligné que l’opposition intérieure constitue l’un des facteurs qui pèsent sur Washington.
À rappeler que les États-Unis ont déclenché leur deuxième guerre non provoquée contre l’Iran le 28 février 2026 ; l’erreur qui les a contraints à faire face à au moins 100 vagues de frappes de représailles lancées par l’Iran. Le 7 avril, Trump a annoncé un cessez-le-feu unilatéral, alors que les représailles prenaient une ampleur croissante.
Dans le cadre de ces mêmes représailles, la République islamique d’Iran a décidé de fermer le détroit stratégique d’Ormuz, provoquant des répercussions majeures sur les prix mondiaux de l’énergie.
Téhéran a rouvert cette voie maritime après la conclusion d’un mémorandum d’entente avec Washington en juin, mais en a rétabli la fermeture, face à la poursuite des violations américaines.
Les responsables ont réitéré que l’Iran n’a dévoilé qu’une partie limitée de ses capacités défensives et de représailles et exprimé la conviction que le pays est bien mieux préparé que les États-Unis à faire face aux conséquences de la fermeture du détroit d’Ormuz.