La mobilisation du 17 octobre se poursuit à Marseille, où une foule particulièrement nombreuse s’est rassemblée. Alors que le rassemblement était prévu à 14 heures, heure locale, le nombre de manifestants n’a cessé d’augmenter dès les premières heures de la matinée.
La cité phocéenne figure parmi les premières villes à avoir lancé la mobilisation, dès 8 heures du matin.
Des manifestants ont investi la place Castellane et bloqué la circulation à l’aide de poubelles. Les forces de l’ordre ont eu recours aux gaz lacrymogènes. Des images montrent des manifestants pris dans d’épais nuages de gaz, tandis que des mortiers d’artifice sont tirés.
Des Gilets jaunes, de leur côté, bloquent le rond-point du Prado à Marseille lors de la mobilisation. Les forces de l’ordre sont intervenues, tandis que des fumées étaient visibles sur les images de l’intervention.
La mobilisation devait se poursuivre tout au long de la journée, avec un rendez-vous annoncé sur le Vieux-Port à midi, puis un rassemblement prévu à 14 heures sur la Canebière.
La mobilisation du 17 octobre se déroule dans un contexte tendu, après plusieurs semaines de manifestations lycéennes, rejointes par les étudiants. Le mouvement s’est ensuite étendu à d’autres secteurs de la contestation, sur fond de vie chère, de hausse des prix des carburants et de l’énergie, ainsi que de dénonciation d’un « budget de récession ».
Les manifestants comptent ainsi à faire entendre une colère qu’ils estiment ignorée depuis des années.
Ali Khodabandeh, journaliste et écrivain et Mohsen Abdelmoumen, journaliste s’expriment sur le sujet.