Le président français Emmanuel Macron se rendra au Koweït, aux Émirats arabes unis, à Bahreïn et au Qatar du 19 au 21 octobre, avec pour objectif de sécuriser des approvisionnements supplémentaires en diesel et en pétrole susceptibles de contribuer à la baisse des prix à la pompe en France. Voici comment l’Élysée présente l’objectif de ce déplacement.
Macron qui sera accompagné de hauts responsables de TotalEnergies et d’Engie, les deux grands groupes énergétiques français, cherchera à avoir des volumes supplémentaires et plus d’approvisionnements pour les Français, avec, de façon indirecte, un effet sur les prix.
Il doit également discuter avec les dirigeants des pays du golfe Persique des moyens de « sécuriser » les voies maritimes de la région et de mettre en place des itinéraires alternatifs pour le transport des hydrocarbures liquides.
En septembre, Emmanuel Macron avait annoncé que la France enverrait des moyens militaires, notamment des soldats, des radars et des systèmes de défense, afin de « protéger » le site saoudien de Yanbu. Ce terminal constitue le point d’arrivée de l’oléoduc Est-Ouest, une infrastructure stratégique permettant d’acheminer le pétrole brut en contournant le détroit d’Ormuz.
Cette initiative intervient dans un contexte de tensions régionales et de hausse des prix de l’énergie, qui pèse sur le pouvoir d’achat des ménages français. Face aux attaques de drones et de missiles des forces yéménites contre des cibles en Arabie saoudite, Paris entend renforcer la sécurité de ses approvisionnements et des voies d’exportation pétrolière.
Dans le débat de ce vendredi 16 octobre, nous jetons un regard approfondi sur divers aspects de ce déplacement avec l’intervention d’Adnan Azzam, président du Mouvement International pour la Souveraineté des Peuples et candidat à la présidentielle de 2027.