Les tribunaux iraniens ont rendu des décisions judiciaires condamnant les États-Unis à verser plus de 290 milliards de dollars, selon le directeur du Centre des avocats, des experts officiels et des conseillers familiaux du pouvoir judiciaire iranien.
Lors d’une cérémonie de prestation de serment de 505 avocats, tenue mercredi à Téhéran, le directeur du Centre des avocats, des experts officiels et des conseillers familiaux du pouvoir judiciaire iranien Hassan Abdolian-Pour a décrit les démarches entreprises par le centre pour engager des poursuites judiciaires contre les crimes commis par l’armée américaine et le régime israélien contre l’Iran, devant les tribunaux nationaux et internationaux.
« Auparavant, les tribunaux avaient condamné les États-Unis à verser près de 40 milliards de dollars d’indemnités, notamment dans l’affaire de patients atteints d’épidermolyse bulleuse (EB). Ces décisions avaient conduit les autorités judiciaires à saisir plusieurs navires ennemis. Cette année, le montant des indemnités prononcées par les tribunaux iraniens contre les États-Unis dépasse les 290 milliards de dollars », a-t-il ajouté.
M. Abdolian-Pour a déclaré que l’Iran avait adopté une démarche similaire à celle des États-Unis pour engager des poursuites judiciaires contre Washington.
Il a souligné que les évaluations d’expertises étaient essentielles aux procédures judiciaires, précisant que des milliers d’évaluations avaient été réalisées à travers le pays, notamment à Minab, Lar, Lamerd, Bastak, Bandar Abbas et Sirik.
Il a également affirmé que « plus d’une centaine d’élèves ont été tués en martyrs et qu’un millier d’écoles à travers le pays ont été attaquées. De nombreux établissements scientifiques, dont l’Université Sharif, l’Université des sciences et des technologies ainsi que l’Université de l’industrie et des mines, ont également été visés par l’ennemi et nous avons examiné tous ces sites ».
M. Abdolian-Pour a également évoqué Tofigh Darou, une entreprise pharmaceutique, parmi les sites ayant fait l’objet d’évaluation. Il s’est interrogé sur les raisons pour lesquelles cette entreprise avait été ciblée, soulignant qu’elle fabriquait des médicaments spécialisés destinés aux patients atteints de maladies rares et graves.
Il a indiqué que l’Iran engageait des poursuites judiciaires non seulement devant les tribunaux internationaux, mais également en vertu du droit iranien, qui, selon lui, permet aux tribunaux nationaux d’examiner les affaires portant sur des crimes américains.
Lors de la cérémonie, le général Mohammad Latif Khan Khosa, représentant de la délégation pakistanaise, a également souligné l’importance de la profession juridique et de la coopération internationale dans les démarches internationales visant à poursuivre les crimes commis par les États-Unis.
Il a insisté sur la nécessité de renforcer la coopération juridique avec les avocats et les juristes iraniens afin de traduire en justice les responsables de crimes de guerre commis en Iran.