Une pétition visant à interdire certaines armes et techniques d’immobilisation lors des manifestations lycéennes a récemment franchi le cap des 100 000 signatures sur la plateforme dédiée de l’Assemblée nationale.
Initiée par Raphaël Pradeau, qui se présente comme professeur et parent d’un élève de lycée, cette pétition a enregistré 100 092 signatures au moment de la consultation, datée du 5 octobre 2026.
L’auteur de cette initiative souligne que la réponse sécuritaire apportée aux mouvements de protestation des lycéens est jugée « totalement disproportionnée », et il appelle les parlementaires à prendre des mesures législatives pour garantir une meilleure protection des manifestants, dont une grande partie est constituée de mineurs.
Le texte vise notamment les lanceurs de balles de défense, certaines grenades et les pistolets à impulsion électrique, qui sont critiqués pour leur utilisation contre les manifestants. Il aussi du plaquage ventral, des prises d’étranglement et du pliage corporel, présentés comme comportant un risque d’asphyxie.
En outre, il réclame l’interdiction de techniques telles que le plaquage ventral, les prises d’étranglement et le pliage corporel, jugés dangereux en raison de leur potentiel à provoquer des situations d’asphyxie.
La pétition, qui est soumise à la commission des lois, a franchi le seuil des 100 000 signatures, ce qui lui confère une visibilité accrue, bien que cela ne garantisse pas un débat parlementaire immédiat.
Relevant de la commission des lois, la pétition bénéficie d’une visibilité accrue depuis qu’elle a dépassé les 100 000 signatures, sans entraîner automatiquement un débat parlementaire. Un rapporteur peut proposer son examen ou son classement, selon les règles de l’Assemblée nationale.
Cette initiative intervient alors que les méthodes de maintien de l’ordre employées face au mouvement lycéen suscitent de vives critiques. Amnesty International a dénoncé un usage disproportionné de la force, évoquant des gaz lacrymogènes, des tirs de grenades et des placements en garde à vue, et appelé à la désescalade.
Le mouvement a débuté le 17 septembre au lycée Saint-Exupéry de Créteil, où des enseignants se sont mis en grève, avec le soutien des élèves, pour dénoncer le manque de moyens et de personnel. Il s’est ensuite étendu à d’autres établissements, puis à l’ensemble du pays, autour de revendications portant le manque d’enseignants, la vétusté des bâtiments scolaires et la surpopulation des classes.
Des élèves se sont également plaints de températures insupportables dans les salles de classe lors des vagues de chaleur survenues plus tôt cette année.