Le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale d’Iran, le général de division Mohsen Rezaï, a déclaré que des puissances supérieures aux États-Unis avaient, par le passé, tenté de conquérir l’Iran, avant de finir dans la « poubelle de l’histoire ».
Lors d’un entretien exclusif accordé samedi à Press TV, le général Mohsen Rezaï a affirmé que les États-Unis avaient essuyé des défaites répétées dans leur confrontation avec l’Iran et s’étaient, par désespoir, tournés vers la guerre économique.
Il a déclaré que c’était l’Iran, et non les États-Unis, qui déciderait du moment où cette confrontation prendrait fin, soulignant que Téhéran poursuivrait sa résistance jusqu’à ce que ses revendications légitimes soient satisfaites.
En abordant la question de la présence militaire américaine dans la région, Rezaï a souligné que le retrait des troupes américaines d’Irak constitue une preuve tangible de l’incapacité de Washington à imposer son agenda militaire en Asie de l'Ouest.
Il a interprété ce retrait comme une validation de la résistance iranienne, qui s’oppose fermement à l’influence militaire des États-Unis dans la région.
Rezaï a ajouté que plus de 30 millions d’Iraniens se sont inscrits à la campagne nationale « Jan-Fada » (Sacrifice pour l’Iran) pour prendre les armes en cas d’agression américaine.
Sur le plan diplomatique, il a indiqué que Téhéran ne reviendrait pas à ses normes diplomatiques antérieures, tout en soulignant que l’Iran n’abandonnerait jamais totalement la diplomatie.
Rezaï a averti que si Washington lançait une nouvelle agression contre l’Iran, des intérêts économiques des États-Unis pourraient être pris pour cible, notamment des systèmes de données critiques et des capteurs d’intelligence artificielle.
Il a également désigné Washington et ses alliés régionaux comme étant à l’origine de la situation actuelle dans le détroit d’Ormuz.
L’Iran a fermé le détroit d’Ormuz en réponse à la dernière vague d’agressions américano-israéliennes, empêchant les navires américains et ceux de leurs alliés d’emprunter cette voie maritime stratégique.
Cette mesure a entraîné une hausse significative des prix du pétrole et de l’énergie à l’échelle mondiale, et particulièrement aux États-Unis, contraignant Washington et l’Agence internationale de l’énergie (AIE) à puiser à plusieurs reprises dans leurs réserves stratégiques.
À la suite de la signature du mémorandum d’entente d’Islamabad entre l’Iran et les États-Unis en juin, Téhéran avait rouvert le détroit d’Ormuz ; toutefois, après que les États-Unis ont violé cet accord en imposant un blocus aux ports iraniens, les forces armées iraniennes ont de nouveau fermé ce corridor maritime.