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Italie : l’inflation pèse lourdement sur le pouvoir d’achat des ménages

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
L’inflation de 4,2 % en Italie, pèse lourdement sur le pouvoir d’achat des ménages. (Illustration)

Face à la forte hausse de l’inflation, qui a atteint 4,2 % sur un an, le gouvernement italien a demandé à la Commission européenne d’inscrire la pression inflationniste à l’ordre du jour du Conseil Ecofin du 9 octobre. L’objectif est d’obtenir une marge de manœuvre budgétaire supplémentaire pour soutenir les entreprises et les ménages.

En cinq ans, les prix de certains produits essentiels, notamment les tomates, la viande de poulet et les œufs, ont augmenté de plus de 40 %. La hausse des prix des produits alimentaires non transformés, conjuguée à celle de l’énergie, contribue à alourdir le coût de la vie en Italie.

Le ministre italien de l’Économie, Giancarlo Giorgetti, estime que les autorités de l’Union européenne (UE) doivent tenir compte de l’inflation lorsqu’elles évaluent les écarts des gouvernements par rapport à leurs objectifs budgétaires. Selon lui, la hausse des prix peut avoir des répercussions importantes sur les plans budgétaires des gouvernements.

Giancarlo Giorgetti a annoncé qu’il soulèverait la question d’une plus grande flexibilité budgétaire lors de la réunion des ministres des Finances de la zone euro prévue cette semaine.

« Nous ne remettons pas en cause les règles budgétaires, mais nous demandons qu’elles soient adaptées à la réalité actuelle », a-t-il déclaré, ajoutant que le gouvernement devait tenir compte des facteurs susceptibles d’influencer la situation actuelle.

Lorsqu’elle évalue s’il convient d’engager ou de renforcer une procédure d’infraction à l’encontre d’un État membre qui ne respecte pas les objectifs de dépenses convenus, la Commission européenne doit prendre en considération des facteurs pertinents, notamment les chocs extérieurs majeurs.

« Le poids des coûts de l’énergie pourrait amputer la croissance de l’année prochaine d’au moins 0,2 point de PIB », a déclaré Giancarlo Giorgetti.

Sur le terrain, la pression inflationniste pèse directement sur le quotidien des ménages. Selon Radio France internationale (RFI), qui cite Reuters, de nombreux Italiens sont contraints de modifier leurs habitudes alimentaires pour pouvoir se nourrir.

Andrea, vendeur de céramiques artisanales interrogé par Reuters, déplore une baisse de la qualité des produits, tandis que les prix ont augmenté davantage que ne le suggèrent les statistiques officielles.

« Tout ce qui est superflu est devenu exceptionnel : dîner au restaurant, aller au cinéma ou au théâtre… », a-t-il déclaré.

Liliana, qui vit avec son petit-fils, sa fille et son gendre, tous deux en situation de précarité professionnelle, explique qu’elle réduit drastiquement ses achats pour faire face à la hausse du coût de la vie.

« La vie est trop chère aujourd’hui. La viande, le poisson… Moi, je dois souvent m’en passer. Mais notre jeune de 13 ans a évidemment la priorité sur tout », souligne-t-elle.

Luigi, spécialiste en start-up, a sa propre recette pour rester à l’abri de la flambée des prix. 

« Avec ma femme, nous mangeons comme des oiseaux », explique-t-il. « Donc, passer à huit euros pour un dîner, ce n’est pas grave. Mais la semaine prochaine, nous recevrons à la maison nos cinq enfants âgés de 20 à 30 ans. C’est là que nous mesurerons toute la portée du problème. »

Le 17 octobre, Rome accueillera une manifestation nationale à l’appel de la Confédération générale italienne du travail (CGIL) et d’une centaine d’associations, mobilisées pour défendre le pouvoir d’achat et la qualité de vie.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV