Mohsen Paknejad, ex-ministre iranien du Pétrole, a rejeté les récents propos du président américain, Donald Trump selon lesquels il aurait démissionné parce que l’Iran n’avait « pas d’économie » et « pas de pétrole ».
En réponse, M. Paknejad a affirmé que sa démission n’avait absolument aucun lien avec ces allégations. Dans un message sur la plateforme X il s’est présenté comme l’un des millions d’Iraniens prêts à se sacrifier pour la patrie.
« Je suis un soldat de la patrie et l’un des millions de personnes prêtes à se sacrifier pour l’Iran bien-aimé », a-t-il écrit.
L’ex-ministre a également noté que la production et les exportations de pétrole s’étaient poursuivies grâce aux efforts des travailleurs dévoués de l’industrie pétrolière, même sous le joug des sanctions et du blocus.
Les déclarations de Donald Trump reflètent la pression subie par ceux qui cherchent à restreindre le secteur pétrolier iranien, a-t-il indiqué notant : « Ils ont subi un coup dur ; il est naturel qu’ils aient recours à des allégations mensongères ».
Ces propos ont été tenus après que le président américain a cité la démission du ministre iranien du Pétrole, Mohsen Paknejad, comme preuve de « l’étranglement économique de l’Iran ».
Dans un énième discours habituel et délirant, il a cité un présumé discours de Mohsen Paknejad disant : « Nous n’avons pas d’économie. Nous n’avons pas de pétrole. Nous n’avons rien. »
Il a également prétendu que les flux de pétrole transitant par le détroit d’Ormuz avaient atteint des niveaux supérieurs à ceux observés avant la guerre. Or, d’autres rapports indiquent que le trafic dans cette voie maritime stratégique demeure bien inférieur aux niveaux d’avant-guerre.
Mohsen Paknejad a été nommé ministre du Pétrole il y a deux ans, après l’élection de Massoud Pezeshkian à la présidence.
Il a dirigé l’immense industrie pétrolière et gazière iranienne à travers deux vagues d’agressions américaines et israéliennes et a supervisé la reconstruction de certaines usines pétrochimiques endommagées lors d’attaques aériennes israéliennes.
Seyed Mehdi Tabatabaei, directeur adjoint du Bureau de la communication et de l’information de la présidence iranienne, a déclaré le 4 octobre : « Mohsen Paknejad avait demandé sa démission de son poste de ministre du Pétrole pour des raisons personnelles, ce que le président avait initialement refusé. Toutefois, face à son insistance renouvelée, le Dr Pezeshkian a finalement accepté sa démission. »
M. Tabatabaei a écrit sur X qu’à la suite de l’acceptation de la démission de M. Paknejad, le président Pezeshkian a nommé Hamid Bovard — directeur général de la Compagnie nationale iranienne du pétrole (CNIP) — ministre du Pétrole par intérim par décret présidentiel.