Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a déclaré que Téhéran examinait la réponse de Washington à sa dernière proposition destinée à mettre un terme au conflit et aux agressions américano-israéliennes contre l’Iran.
S’adressant aux journalistes dimanche, Gharibabadi a précisé que des médiateurs avaient transmis la réponse des États-Unis à la proposition formulée par le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, lors de son déplacement à New York au début du mois pour y participer à l’Assemblée générale annuelle de l’Organisation des Nations unies.
« Les Américains ont également fait part de leurs points de vue [...] et ces derniers sont actuellement examinés en Iran par les procédures appropriées », a-t-il déclaré.
L’Iran a proposé aux États-Unis la réouverture du détroit d’Ormuz pour en l'espace de sept jours, en contrepartie de la levée des sanctions et du blocus américains contre Téhéran, ainsi que du dégel d’une partie des avoirs iraniens actuellement bloqués.
Cela intervient sur fond d’enlisement des efforts diplomatiques visant à mettre définitivement fin au conflit et aux agressions américano-israéliennes contre l’Iran, lancées à la fin du mois de février et interrompues par un cessez-le-feu à la mi-avril.
Les agressions américano-israéliennes ont conduit l’Iran à imposer des restrictions sur le transit maritime par le détroit d’Ormuz, une voie maritime stratégique par laquelle transite un cinquième de l’approvisionnement mondial en pétrole.
L’Iran et les États-Unis ont signé un mémorandum d'entente en juin, prévoyant une réouverture progressive du détroit d’Ormuz selon des modalités définies par l’Iran, en échange de l’allègement des sanctions américaines contre Téhéran. Toutefois, cet accord a capoté après que les États-Unis ont tenté de saper le contrôle de l’Iran sur le détroit.
Gharibabadi a affirmé que l’Iran prendrait les mesures appropriées après avoir examiné les réponses de Washington, tout en précisant que Téhéran se préparait également à tout autre scénario, y compris une reprise de la guerre.