L’armée de la République islamique d’Iran a annoncé son intention de moderniser tous ses missiles et d’augmenter leur portée et leur vitesse.
Le porte-parole de l’armée iranienne, le général de brigade Mohammad Akraminia, a fait cette déclaration, dimanche 4 octobre, dans un entretien accordé à l’agence de presse Fars, alors que les tensions restent vives entre l’Iran et les États-Unis sur fond des agissements malveillants de Washington dans la région et de son refus de privilégier la voie diplomatique.
Le général Akraminia a déclaré qu’à la suite de la récente guerre illégale menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, l’armée iranienne avait décidé d’augmenter la portée de ses missiles et qu’elle avait d’ores et déjà pris des mesures en ce sens.
Il a ajouté : « Les missiles que nous avons utilisés pendant la guerre — en particulier les missiles des forces terrestres qui ont ciblé les bases ennemies au Koweït, et les missiles de croisière lancés depuis la mer par la marine pour frapper les navires ennemis — ont très bien fonctionné et se sont avérés efficaces. »
Et d’ajouter : « Nous avons toutefois conclu qu’il nous fallait augmenter la vitesse et la portée de ces missiles, car l’ennemi opère désormais plus loin de nos côtes, à des distances allant jusqu’à 1 000 kilomètres. Si Dieu le veut, nous moderniserons également ces missiles. »
Le général Akraminia a souligné que ces améliorations concerneraient tous les missiles de l’armée iranienne. Il a par ailleurs indiqué que des progrès significatifs avaient été réalisés pour augmenter la vitesse et optimiser la précision de frappe des missiles, en ajoutant que les générations optimisées de ces missiles bénéficieraient encore davantage de ces capacités avancées.
Les États-Unis et le régime israélien ont lancé leur deuxième guerre d’agression contre l’Iran le 28 février. Ils ont assassiné le Leader de la Révolution islamique, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, ainsi que de hauts commandants militaires, le premier jour de leurs agressions militaires.
Quarante jours plus tard, le 8 avril, Washington et Tel-Aviv ont été contraints de proposer unilatéralement le cessez-le-feu face à la résistance iranienne, aux opérations de représailles décisives, étant donné le contrôle total du détroit d’Ormuz par les forces armées iraniennes.
En juillet, les États-Unis ont mené des vagues de raids aériens meurtriers contre l’Iran et imposé un blocus naval au pays, en violation du mémorandum d’entente d’Islamabad signé avec la République islamique d’Iran, le 17 juin, pour mettre fin aux hostilités. »
En réponse, les forces armées iraniennes ont lancé des frappes dévastatrices contre des cibles stratégiques des forces armées américaines à travers l’Asie de l’Ouest et ont fermé le détroit d’Ormuz à toute navigation.