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Les frappes aériennes sur Sanaa ne modifieront pas le cours des opérations de la Résistance (Ansarallah)

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Hezam al-Asad, membre du bureau politique d'Ansarallah du Yémen.

Les frappes aériennes saoudiennes ciblant des zones et des infrastructures civiles dans la capitale Sanaa ne parviendront pas à stopper les opérations militaires ni la détermination des forces locales à chasser les forces soutenues par l’Arabie saoudite de la province de Taëz, a affirmé un haut responsable yéménite.

Hezam al-Asad, membre du bureau politique du mouvement de résistance yéménite, Ansarallah a souligné dans un message publié ce samedi 3 octobre sur le réseau social X que les attaques contre des zones civiles de la capitale n’affecteraient en rien les opérations menées par les forces armées yéménites et les combattants locaux à Taëz, dans le sud-ouest du pays.

Al-Asad a indiqué que les opérations visant à éliminer « les formations saoudiennes restantes » dans la province se poursuivraient, ajoutant que les attaques aériennes ne sauraient altérer l’issue des combats. Il a en outre insisté sur le fait que ces attaques contre des cibles civiles ne faibliraient pas la détermination des forces yéménites sur plusieurs fronts.

Taëz demeure l’un des principaux théâtres de conflit depuis l’escalade de la guerre. Les soldats de l’armée yéménite et les combattants alliés issus des comités populaires ont lancé des opérations sur plusieurs fronts à travers la province et la ville de Taëz depuis mercredi.

Une instrumentalisation religieuse du conflit

Ces déclarations interviennent alors qu’un autre responsable yéménite basé à Sanaa a accusé l’Arabie saoudite d’instrumentaliser les questions religieuses dans sa communication politique et médiatique pour masquer l’enlisement du conflit.

Mohammed Taher Anam, conseiller auprès du Conseil politique suprême du Yémen, a affirmé que Riyad cherchait à présenter la guerre comme une confrontation confessionnelle en agitant de prétendues menaces contre les lieux saints de l’islam à La Mecque et Médine.

Selon la chaîne de télévision Al-Masirah, Anam a déclaré que ces accusations saoudiennes — selon lesquelles des attaques yéménites viseraient les deux villes saintes — s’inscrivent dans une tentative de mobiliser les sensibilités religieuses et de détourner l’attention des « revers militaires et politiques ».

Le responsable yéménite a également souligné que les forces saoudiennes poursuivaient leurs raids aériens et tirs d’artillerie contre les zones civiles et les infrastructures, recensant plus de 1 350 attaques ayant frappé différentes régions du Yémen. Il a précisé que des routes, des ponts, des réseaux de communication et d’autres infrastructures essentielles avaient été endommagés, provoquant des victimes civiles.

Anam a enfin rappelé que la poursuite de l’action militaire ne résoudrait pas le conflit, appelant à des négociations et exhortant Riyad à assumer la responsabilité de son rôle dans la guerre et dans le blocus imposé au Yémen. Il a rappelé que la guerre s’était étendue au-delà des frontières yéménites, les forces du pays ayant riposté en ciblant des sites à l’intérieur du territoire saoudien, notamment à Najran, Jizan, Abha et Khamis Mushait.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV