La hausse des prix dans les 21 pays de la zone euro s’est accélérée à 3,8%, contre 3,2% en août, selon une première estimation d’Eurostat, soit près du double de l’objectif de 2% fixé par la Banque centrale européenne (BCE).
Cette hausse, liée à l'envolée des prix du pétrole depuis la reprise du conflit en Asie de l’Ouest début juillet, est supérieure aux attentes des analystes interrogés par Bloomberg, qui tablaient sur un taux de 3,7%.
Selon Eurostat, la hausse des prix de l'énergie a atteint 18,8% en septembre, contre 14,3% le mois précédent.
Les prix des services ont légèrement accéléré (+0,2 point à 3,2%), ainsi que ceux de l'alimentation (+0,3 point à 1,4%).
L'inflation sous-jacente, qui exclut les prix des biens les plus volatils (dont l'énergie et l'alimentation), a quant à elle très légèrement augmenté, à 2,5% (+0,1 point).
L'accélération de l'inflation, qui pèse sur les ménages et les entreprises européennes, a poussé ces derniers mois la BCE à durcir sa politique monétaire.
Elle a déjà relevé deux fois ses taux d'intérêt directeurs cette année, portant le principal à 2,5%, et n'a pas formellement écarté l'éventualité d'un nouveau resserrement monétaire dans les mois qui viennent, en raison des tensions sur les prix.
Cette accélération de l’inflation complique la tâche de la BCE, qui doit trouver un équilibre entre la maîtrise de la hausse des prix et le soutien à l’activité économique. Les prochaines données, notamment l’estimation définitive d’Eurostat, seront scrutées pour déterminer si cette poussée inflationniste se confirme ou reste temporaire.