TV
Infos   /   A La Une   /   Iran   /   Moyen-Orient   /   L’INFO EN CONTINU

La Chine appelle au respect du droit de l’Iran à l'usage pacifique de l’énergie nucléaire

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le représentant permanent adjoint de la Chine auprès des Nations unies, Sun Lei. ©UN News

Le représentant permanent adjoint de la Chine auprès des Nations unies a appelé au respect du droit « légitime » de l’Iran à l’usage pacifique de l’énergie nucléaire.

« Le droit légitime de l’Iran à l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire doit être respecté », a déclaré Sun Lei lors d’une réunion de l’Assemblée générale des Nations unies consacrée au veto opposé par la Russie et la Chine à un projet de résolution soutenu par Washington au Conseil de sécurité contre l’Iran.

Le 17 septembre, le Conseil de sécurité n'a pas adopté une résolution visant à renouveler le mandat du groupe d’experts de l’ONU chargé de surveiller la mise en œuvre des sanctions onusiennes réimposées à l'Iran en 2025 via le mécanisme dit du « snapback » (retour automatique des sanctions). Le texte a recueilli 11 voix pour, deux contre, celles de la Chine et de la Russie, et deux abstentions.

M. Sun a déclaré que Pékin avait opposé son veto au projet de résolution afin de préserver les efforts diplomatiques et de régler par le dialogue les différends liés au dossier nucléaire iranien. 

Il a ajouté que « le déclenchement du mécanisme du "snapback" était entaché d’irrégularités tant sur le plan juridique que procédural ».

À noter que le projet de résolution visait à prolonger jusqu’en septembre 2027 le mandat du groupe d’experts chargé des sanctions contre l’Iran du Comité 1737.

Pékin et Moscou contestent la validité du mécanisme du « snapback » et soulignent que la résolution 2231 a expiré en octobre 2025, ce qui signifie que l’ancien régime de sanctions et ses organes subsidiaires n’ont pas été rétablis.

M. Sun a souligné que la situation actuelle autour du programme nucléaire iranien résultait du retrait unilatéral des États-Unis, en 2018, de l’accord nucléaire de 2015, officiellement appelé Plan d’action global commun (PAGC), ainsi que de leur campagne de « pression maximale » contre l’Iran et du lancement d’actions militaires alors que des négociations étaient en cours avec Téhéran.

Il a noté que la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne avaient également « manqué à leurs obligations au titre du PGAC et n’avaient pas épuisé les procédures de règlement des différends prévues par l’accord ».

« Déformer l’histoire et le contexte de la question nucléaire iranienne, insister pour rétablir les sanctions au Conseil de sécurité et faire avancer un projet de résolution controversé sapera l’unité et l’autorité du Conseil de sécurité et entravera les efforts diplomatiques », a averti M. Sun, ajoutant que « la Chine s’oppose fermement à de telles actions ».

Il a souligné que « la poursuite des hostilités entre les États-Unis et l’Iran ne sert ni les intérêts des parties concernées ni ceux de la communauté internationale ».

Il a exhorté les États-Unis, l’Iran et les autres parties à résoudre leurs différends par le dialogue et la négociation.

« La Chine n’a aucun intérêt égoïste dans le dossier nucléaire iranien », a souligné Sun, ajoutant que Pékin continuerait de travailler avec toutes les parties en vue de parvenir à un règlement politique.

Lors de la réunion, Gholamhossein Darzi, ambassadeur et chargé d’affaires de la République islamique d’Iran auprès des Nations unies, a vivement critiqué les États-Unis et leurs alliés, les accusant d’avoir abusé à maintes reprises des mécanismes du Conseil de sécurité pour faire avancer leurs propres agendas politiques au détriment de pays du monde entier.

Les États-Unis et le régime israélien ont mené deux guerres d’agression contre l’Iran, en juin 2025 et en février 2026.

Dans les deux guerres, la résistance de l’Iran et le succès de ses opérations de représailles ont contraint les agresseurs à annoncer un cessez-le-feu.

Partager Cet Article
SOURCE: FRENCH PRESS TV