Pour le plus haut responsable de la sécurité iranienne, les déclarations de victoire du président américain Donald Trump contre l'Iran relèvent désormais du domaine du fantasme, car la réalité sur le terrain est façonnée par le peuple, les soldats et les missiles iraniens.
« Après échec sur échec, le pire président de l’histoire américaine ne cesse de parler — encore et encore —, au point que ses paroles dépassent désormais même ses propres fantasmes », a écrit vendredi sur X Mohsen Rezaï, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien (CSSN).
« Vous pouvez gagner chaque jour dans votre propre imagination. Mais la réalité est façonnée par l’Iran, par son peuple, ses soldats et ses missiles. »
Donald Trump a affirmé à plusieurs reprises que les États-Unis avaient déjà gagné, ou étaient sur le point de remporter la guerre contre l'Iran.
En effet, il a commencé à laisser libre cours à ses fantasmes peu après le lancement, le 28 février, de la guerre contre l'Iran. Selon les derniers décomptes, il a revendiqué la victoire au moins une centaine de fois.
Pure illusion. La réalité est qu'au terme de 40 jours d'opérations de représailles iraniennes visant les intérêts américano-israéliens dans toute la région, qui ont notamment infligé de lourds dégâts aux installations américaines, le duo criminel s'est vu contraint d'annoncer un cessez-le-feu unilatéral.
Malgré les allégations de Washington selon lesquelles les forces armées iraniennes auraient été affaiblies, celles-ci ont continué à abattre des drones intrus et à lancer des missiles et des drones contre les positions ennemies depuis juillet.
Parallèlement, Trump continue de proférer des menaces existentielles contre une nation de 90 millions d'âmes, alors même qu'il n'est pas parvenu à atteindre aucun des objectifs de guerre fixés contre l'Iran.
Jeudi, il a déclaré que l’Iran « n’existerait plus » s’il n’acceptait pas ce qu’il a qualifié d’« accord très équitable ».
En effet, il a déclaré aux journalistes qu'il devait prendre une décision concernant l'Iran. « Maintenant, je dois prendre une décision. Soit ils signeront un accord très équitable, soit ils n'existeront plus très longtemps », a-t-il prétendu.
Son dernier avertissement faisait écho à une menace encore plus grave proférée la semaine dernière à l'Assemblée générale des Nations Unies, une tribune pourtant censée promouvoir la paix à travers le monde.
Devant les dirigeants du monde entier le 22 septembre, Donald Trump a déclaré qu’il était confronté à un dilemme : conclure un accord avec l’Iran ou « anéantir » le pays.
La semaine dernière, il a rejeté une initiative visant à mettre fin à la guerre. Le plan avait été transmis à Washington par l'intermédiaire de médiateurs qataris.