TV
Infos   /   A La Une   /   Iran   /   L’INFO EN CONTINU

L’Iran appelle les pays de l’OCS à lutter contre le terrorisme d’État

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le procureur général iranien, Mohammad Movahedi-Azad, prend la parole lors de la 24e réunion des procureurs généraux des États membres de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), à Kazan, en Russie, le 1er octobre 2026.

Prenant la parole jeudi à Kazan, en Russie, le procureur général d’Iran, Mohammad Movahedi-Azad, a proposé la création d’un comité au sein de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) afin de renforcer la coopération entre les États membres dans la lutte contre le terrorisme d’État. Il a également appelé à une vigilance internationale accrue et à une action conjointe, évoquant des attaques contre des civils et des enfants en Iran au cours des agressions militaires de l’alliance américano-israélienne.

« Nous devons faire comprendre au monde que ceux qui versent le sang des enfants dans les écoles ne pourront jamais prétendre protéger les droits des enfants et des mineurs », a-t-il déclaré.

Selon lui, ces incidents soulignent la nécessité de « créer un comité dans le cadre des décisions de la réunion des procureurs généraux de l’Organisation de coopération de Shanghai afin de renforcer la coopération visant à lutter contre la criminalité et le terrorisme d’État ».

« Nous sommes réunis ici à un moment où le monde est témoin d’une contradiction historique : tandis que certaines puissances mondiales défendent verbalement les droits de l’homme et la protection des enfants, elles commettent en pratique des crimes sans précédent contre les êtres humains les plus innocents », a-t-il ajouté.

Le procureur général iranien a condamné les États-Unis et Israël pour avoir mené des agressions militaires contre l’Iran. Il a notamment évoqué la mort des enfants dans une école de Minab, les attaques contre des installations civiles, des zones d’habitation et des sites culturels et éducatifs, ainsi que les frappes visant des centres médicaux, des hôpitaux, des services d’urgence et des installations nucléaires civiles placées sous la supervision de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

Il a qualifié ces attaques de « violation des obligations internationales » et a affirmé qu’elles constituaient des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et des actes de génocide.

Movahedi-Azad a par ailleurs exhorté les pays qui coopèrent avec Washington et Israël à reconsidérer leurs politiques.

« Certains pays qui coopèrent d’une manière ou d’une autre avec les États-Unis et le régime sioniste devraient sortir du gouffre sans fond que forment l’Amérique et Israël et, en s’appuyant sur leurs propres peuples, comprendre que leur avenir se façonnera aux côtés de la République islamique d’Iran », a-t-il déclaré.

Coopération dans le cyberespace et protection de l’enfance

Abordant la question du cyberespace, le responsable iranien a estimé que l’environnement numérique était devenu un champ de bataille dans lequel certains acteurs chercheraient à saper l’identité nationale, la moralité et la famille.

Il a également évoqué les cyberattaques visant des infrastructures nucléaires et civiles à vocation pacifique, ainsi que les opérations psychologiques destinées, selon lui, à semer la peur et à répandre le désespoir, notamment parmi les jeunes.

Movahedi-Azad a ensuite présenté trois domaines dans lesquels l’Iran propose des mesures concrètes aux procureurs généraux de l’OCS.

La première porte sur une plus grande responsabilisation des plateformes numériques mondiales. Il a estimé que les fournisseurs de services numériques et les opérateurs de plateformes internationales ne devraient pas exercer leurs activités en dehors de tout cadre légal. Selon lui, les gouvernements devraient pouvoir les superviser et les tenir responsables de la diffusion de contenus illégaux, de l’incitation à la violence et de l’exploitation des enfants.

La deuxième mesure consisterait à renforcer la coopération entre les membres de l’OCS afin de lutter contre les idéologies prônant la violence et l’extrémisme.

Le responsable iranien a également présenté l’approche de Téhéran en matière de protection de l’enfance. Il a notamment évoqué la mise en place de dispositifs d’accès différenciés pour les enfants et les adultes, au moyen de cartes SIM protégées et d’identifiants spécifiques, ainsi que des restrictions concernant l’accès à certains services Internet et sites web.

Renforcement des relations judiciaires russo-iraniennes

Arrivé en Russie mardi, Movahedi-Azad a rencontré à Moscou le président de la Cour suprême de Russie, la plus haute instance judiciaire du pays.

Mercredi, en marge de la réunion de Kazan (capitale de la république du Tatarstan), il s’est également entretenu avec son homologue russe et a signé un programme de coopération judiciaire de deux ans entre les deux pays.

Créée en 2001, l’OCS compte actuellement dix États membres : l’Iran, la Chine, la Russie, l’Inde, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan, le Pakistan, l’Ouzbékistan et la Biélorussie.

L’organisation compte également des États observateurs et des partenaires de dialogue. Elle dispose notamment d’une structure régionale antiterroriste chargée de coordonner les efforts des États membres dans la lutte contre le terrorisme, le séparatisme et l’extrémisme.

 

Partager Cet Article
SOURCE: FRENCH PRESS TV