Le Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) a exhorté les Américains à s’interroger pourquoi le drapeau de leur pays est brûlé ou piétiné dans d’autres parties du monde, affirmant que des décennies de guerres américaines et de soutien à Israël ont engendré une haine et une hostilité généralisées à l’égard de Washington.
Lors d’une conférence de presse devant des journalistes étrangers, mardi 29 septembre, le porte-parole du CGRI, le général de brigade Hossein Mohebbi, a déclaré que les interventions militaires américaines n’avaient apporté ni sécurité ni prospérité aux Américains.
« Pourquoi les populations de différents pays piétinent-elles votre drapeau ou y mettent-elles le feu ? Pourquoi votre président n’ose-t-il pas se rendre dans de nombreux pays, et pourquoi fait-il face à des manifestations même lorsqu’il voyage à l’étranger sous haute protection ? » s’est-il interrogé en s’adressant au peuple américain.
« La raison en est la haine ressentie par les populations face aux massacres qu’elles attribuent au président américain et au système du pouvoir aux États-Unis. L’armée américaine sème des atrocités et récolte la haine. Les populations du monde entier sont conscientes des agissements des dirigeants américains et voient que la traînée de morts laissée par les États-Unis dans différents pays ne cesse d’accroître », a-t-il expliqué, s’interrogeant encore : « Le peuple américain ne devrait-il pas réfléchir aux causes de cette situation ? »
Ces guerres, a-t-il poursuivi, avaient au contraire engendré une dette croissante, une hostilité envers les États-Unis et des risques accrus pour les Américains à l’étranger.
« Le peuple américain ne veut-il pas savoir pourquoi son pays est en déclin ? Dans cette lettre, nous avons exposé les raisons de cette tendance ainsi que les mesures que les Américains peuvent prendre pour y remédier », a déclaré le haut responsable du CGRI.
Le débat de ce mercredi 30 septembre se penche sur le sujet avec l’intervention d’Ayassar Midani, analyste politique et spécialiste de l’Asie de l’Ouest depuis Paris et d’Ali Khodabandeh, journaliste et analyste politique iranien.