L’Iran a fait part de ses conditions aux États-Unis, mais le président américain Donald Trump est incapable de prendre une décision, a déclaré le général de division Mohsen Rezaï, secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale iranienne.
« Trump est pris dans une impasse où il ne peut ni négocier ni combattre », a affirmé M. Rezaï lors d’une réunion tenue ce mardi 29 septembre à Téhéran avec le vice-Premier ministre de l’Azerbaïdjan, Shahin Mustafayev.
« Les conditions de l’Iran ont été transmises aux États-Unis, mais Trump est incapable de prendre une décision ; par désespoir, les États-Unis ont eu recours à un blocus aérien dans le cadre de la guerre militaire », a-t-il ajouté.
M. Rezaï a qualifié l’agression américano-israélienne contre l’Iran de violation de « toutes les lois internationales », faisant référence à la guerre non provoquée contre l’Iran, déclenchée le 28 février.
L’Iran “s’est défendu avec vigueur”, a-t-il soutenu, évoquant les centaines d’opérations menées par les forces armées iraniennes à moyen de drones et de missiles contre des cibles américaines et israéliennes dans la région depuis le début du conflit.
Ces déclarations du haut responsable de la sécurité interviennent alors que Téhéran attend la réponse officielle de Washington à une proposition iranienne en sept points, transmise aux États-Unis par l’intermédiaire du Qatar.
Selon le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, la position de Téhéran sur son programme nucléaire demeure inchangée, tandis que la proposition se concentre sur les conditions de la réouverture du détroit d’Ormuz.
M. Araghchi a qualifié les conditions iraniennes de “justes et raisonnables”, précisant que Téhéran avait présenté une proposition claire aux États-Unis et à la communauté internationale.
“Notre proposition, connue sous le nom de plan en sept points, a été transmise aux Américains par l’intermédiaire d’un médiateur qatari”, a-t-il déclaré, mardi, avant de quitter New York pour Téhéran, ajoutant que l’Iran attendait une réponse officielle des États-Unis par le biais des médiateurs.
En réaction à l’agression américano-israélienne, l’Iran a imposé des restrictions dans le détroit d’Ormuz, point de passage stratégique pour l’approvisionnement énergétique mondial. Téhéran avait accepté de lever ces restrictions dans le cadre du mémorandum d’entente d’Islamabad, signé avec Washington le 17 juin. Toutefois, les États-Unis ont manqué à leurs engagements, ce qui a entraîné une reprise des hostilités et l’effondrement de l’accord.
Lors de l’entretien avec le responsable azerbaïdjanais, M. Rezaï a également souligné que si des puissances étrangères s’étaient succédé au fil de l’histoire, l’Iran et les pays de la région, eux, étaient demeurés.
Il a affirmé que l’Iran était prêt à contribuer à l’instauration de la paix dans le Caucase, tout en notant que les États-Unis n’avaient aucun avenir dans la région.
“L’Iran est prêt à aider à instaurer la paix dans le Caucase ; l’Amérique n’a pas d’avenir dans la région et l’Iran s’oppose à celui-ci avec fermeté”, a-t-il déclaré.
La rencontre a également porté sur les relations entre l’Iran et la République d’Azerbaïdjan.
De son côté, M. Mustafayev a salué les relations “amicales et fraternelles” entre les deux pays. Il a par ailleurs démenti les spéculations selon lesquelles la République d’Azerbaïdjan aurait autorisé l’utilisation de son territoire pour des actes dirigés contre l’Iran.