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S’il n’y a pas de garantie pour les ventes de pétrole et la sécurité de l’Iran, il n’y en aura pour aucun autre pays (Ghalibaf)

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien.

Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a mis en garde contre les conséquences réciproques auxquelles s’exposeraient les pays qui chercheraient à perturber les ventes de pétrole iranien ou à porter atteinte à sa sécurité.

« Que les Américains et les autres pays le sachent : comme nous l’avons déjà dit, si nous ne pouvons pas vendre de pétrole, aucun autre pays ne pourra le faire non plus ; et si notre sécurité n’est pas garantie, aucune autre infrastructure dans la région ne sera sûre non plus », a déclaré Ghalibaf lors de la séance publique du Parlement, mardi 29 septembre.

Il a déclaré : « Le président américain, qui se berce des illusions, a récemment tenu des propos sur le détroit d’Ormuz et le passage des navires. Il ne s’agit que de la répétition d’allégations déjà formulées par le passé, et le caractère non fondé de ces allégations est connu de tous. » Il a fait ainsi référence aux déclarations répétées de Donald Trump concernant le « contrôle » américain sur cette voie maritime et à d’autres propos similaires dénués de fondement.

L’Iran a fermé le détroit d’Hormuz à la suite de la dernière vague d’agressions américano-israéliennes. La République islamique d’Iran et les États-Unis s’étaient entendus sur une période de réouverture de 60 jours dans le cadre d’un mémorandum d’entente négocié par le Pakistan en juin, mais la violation de cet accord par les États-Unis a contraint Téhéran à rétablir la fermeture du détroit. En conséquence, l’Iran a établi un ensemble de sept conditions préalables qui doivent être remplies avant toute réouverture de cette voie navigable.

Récemment, le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale iranienne, Mohsen Rezaï, a déclaré que l’Iran avait posé ses conditions à la reprise des pourparlers avec les États-Unis, affirmant que Washington devait les accepter s’il voulait sortir de l’impasse dans sa guerre d’agression contre la République islamique d’Iran.

Le responsable iranien n’a pas divulgué les détails spécifiques de ces conditions, mais il avait précédemment énoncé certaines des exigences de l’Iran. Parmi celles-ci figurent la cessation des combats sur tous les fronts, le déblocage des avoirs iraniens gelés et la levée du blocus naval illégal imposé par les États-Unis aux navires et aux ports iraniens.

Ghalibaf a déclaré que l’Iran réagirait fermement à toute tentative américaine d’imposer un blocus naval, de fermer les couloirs aériens iraniens ou d’exercer des pressions sur ses voies d’approvisionnement commerciales vitales, établissant un parallèle avec la levée du siège de la ville iranienne d’Abadan, dans le sud-ouest du pays, pendant la guerre imposée à la République islamique d’Iran par l’ancien dictateur irakien Saddam Hussein dans les années 1980.

Il a ajouté : « Les efforts actuels des États-Unis seront mis en échec grâce à une planification et une gestion économiques rigoureuses, ainsi qu’à des réponses militaires appropriées. »

Et de poursuivre : « Une nation dotée d’une histoire aussi glorieuse ne devrait jamais se laisser intimider par le siège ou les menaces. Si l’appareil décisionnel de l’ennemi américain ne comprend pas cette réalité fondamentale, il restera prisonnier d’un cycle vicieux où il subira de lourdes défaites de la part du peuple iranien. »

Ailleurs dans ses remarques, Ghalibaf a également fait référence au récent discours de Trump devant la 81e Assemblée générale annuelle de l’ONU, où le président américain a prétendu être sur le point de prendre une « décision importante » entre la conclusion d’un accord et « l’anéantissement rapide » de l’Iran, tout en réitérant ses accusations sans fondement contre la République islamique d’Iran concernant la poursuite du programme nucléaire civil de Téhéran.

Ghalibaf a déclaré : « Ces propos irresponsables et le manque de respect que Trump a commis à l’égard de la grande nation iranienne, fondatrice de civilisation, ont démontré que les Américains n’ont toujours pas changé leur approche. 

Le président du parlement a indiqué que l’Iran ne cherchait pas à continuer la guerre, mais défendrait sa sécurité, sa dignité et ses droits, affirmant qu’aucune menace ne forcerait la nation iranienne à reculer et que « les criminels de guerre et ceux qui promeuvent le langage du génocide ne connaîtront d’autre sort que la destruction et la honte éternelle.

Il a également salué les récentes déclarations du président iranien Massoud Pezeshkian devant l’Assemblée générale de l’ONU, les qualifiant d’expression de la position de l’Iran face aux pressions extérieures.

Ghalibaf a appelé à « une prise de décision courageuse, à une action opportune aux moments critiques, et à une plus grande solidarité et à une cohésion nationale » alors que l’Iran se trouve à un tournant historique. 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV