Le mouvement de résistance palestinien Hamas a déclaré que la « position hostile » du soi-disant Conseil de la paix créé par les États-Unis envers l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA) s’aligne pleinement sur celle du régime israélien, alors que le Conseil exclut tout rôle pour l’agence onusienne dans la reconstruction de Gaza.
Le Conseil de la Paix affirme poursuivre ses plans de reconstruction de la bande de Gaza tout en excluant l’UNRWA du processus, et ce malgré le soutien apporté par l’agence aux Palestiniens déplacés depuis plusieurs décennies.
Le porte-parole du Hamas, Hazem Qassem, a déclaré ce samedi 26 septembre dans un communiqué que cette décision « constitue un alignement total sur la position sioniste ». Il a qualifié d’« étrange » le fait que ce Conseil de la paix « adopte cette position hostile envers l’UNRWA tout en étant totalement incapable de fournir une aide à Gaza ou de contraindre l’occupant à respecter l’accord de cessez-le-feu et à mettre fin au massacre quotidien de notre peuple dans la bande de Gaza ».
Par ailleurs, les Comités populaires pour les réfugiés palestiniens en Palestine ont également condamné la décision du Conseil, la qualifiant d’« évolution très dangereuse ».
Dans un communiqué publié aujourd’hui, ces comités ont affirmé que la décision du Conseil de la paix concernant l’UNRWA équivaut à une acceptation ouverte de la position du régime israélien, qui cherche depuis des années à affaiblir l’agence onusienne et à mettre fin à son existence et à son rôle, en particulier dans la bande de Gaza.
Ils ont également averti que cibler l’UNRWA ne revient pas simplement à viser une agence d’aide humanitaire, mais touche également l’une des questions les plus cruciales liées au sort des réfugiés palestiniens.
Les Comités populaires ont déclaré que le Conseil de la paix, présidé par le président américain Donald Trump, sert de couverture politique à la pression continue exercée par Israël sur l’UNRWA, ses institutions et son personnel.
Ils ont également averti que ce processus pourrait mettre en danger la sécurité du personnel de l’UNRWA ainsi que la capacité de l’agence à continuer à fournir des services à des millions de réfugiés palestiniens.
Les comités ont appelé les Nations Unies et leurs États membres à adopter une position claire en faveur de l’UNRWA, de son personnel et de ses installations, et à s’opposer à ce que l’aide humanitaire et les droits des réfugiés palestiniens soient instrumentalisés à des fins politiques et sécuritaires.
Israël a interdit à l’UNRWA d’opérer dans les territoires occupés après avoir accusé certains membres de son personnel d’implication dans l’opération sans précédent du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023. Malgré les demandes répétées de l’UNRWA réclamant des preuves à l’appui de ces allégations, le régime israélien n’y a pas répondu.
L’agence onusienne est confrontée à une crise financière de plus en plus grave depuis qu’Israël a lancé une campagne de diffamation persistante à son encontre. Israël a déjà interdit à des dizaines d’organisations humanitaires internationales d’opérer dans la bande de Gaza assiégée et les territoires occupés.