Le président iranien Massoud Pezeshkian a quitté New York pour Téhéran après avoir assisté à la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies.
M. Pezeshkian a prononcé mercredi son discours devant l’Assemblée générale des Nations unies, au cours duquel il a abordé l’agression américano-israélienne contre l’Iran, les développements régionaux ainsi que le programme nucléaire iranien.
Évoquant le détroit d’Ormuz, il a déclaré que l’Iran ne pouvait pas permettre à des pays d’utiliser cette voie maritime tout en s’en servant simultanément pour perpétrer des « agressions à notre encontre ».
Il a mis en garde contre le double standard international, soulignant que « l’arme nucléaire se trouve en Israël, mais les inspecteurs sont en Iran. Israël tue, pourtant l’Iran est soumis à des sanctions ».
Répondant aux pressions et aux menaces exercées contre l’Iran, le président a déclaré que la résistance du peuple iranien ne ferait que s'accroître face aux sanctions, à l’intensification des pressions et à l’intimidation accrue.
M. Pezeshkian a également réaffirmé la volonté de Téhéran de privilégier la diplomatie. Il a ainsi déclaré devant l’Assemblée que l’Iran était prêt au dialogue, à la diplomatie et aux négociations, sans pour autant accepter « le langage de la force ».
Durant son séjour à New York, le président a tenu des entretiens bilatéraux avec plusieurs dirigeants étrangers et responsables internationaux, dont le secrétaire général des Nations unies, António Guterres.
Pezeshkian : face au deux poids, deux mesures, l’Iran refuse de se plier
Jeudi, Pezeshkian a rencontré le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, qui a exprimé sa « profonde préoccupation » face à l’agression américano-israélienne contre l’Iran et appelé à « la retenue, à la désescalade et à un engagement diplomatique soutenu ».
Il a également rencontré jeudi le cheikh Mohammed ben Abdelrahman Al Thani, Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar.
M. Pezeshkian a par ailleurs rencontré des dirigeants de médias, des rédacteurs en chef et des journalistes américains, ainsi que des universitaires et des experts issus de groupes de réflexion américains.
Il a accordé des entretiens à plusieurs chaînes de télévision, notamment Fox News et CBS, ainsi qu’à la chaîne qatarie Al Jazeera. Les discussions ont porté sur le programme nucléaire iranien, l’agression américano-israélienne et les perspectives diplomatiques.
Dans le cadre de son dernier programme à New York, le président a rencontré vendredi soir un groupe d’Iraniens résidant aux États-Unis, avec lesquels il a eu un échange cordial.