Régulièrement critique sur la politique du gouvernement, l’écrivain et journaliste Franz-Olivier Giesbert a une nouvelle fois déploré le montant de la dette publique et les intérêts que les Français vont devoir payer. Il milite pour « un choc de croissance ».
En 2027, la dette publique de la France va atteindre 121,7% du PIB. Dans le même temps, le déficit s’accélère, à 5,4% du PIB en 2026. Pour Franz-Olivier Giesbert, qui dénonçait déjà cette dette en début d’année, il faut prendre des mesures très rapidement. C’est ce qu’il a répété sur le plateau de CNews ce vendredi 25 septembre. Concédant qu’il était « très difficile de faire quelques réformes que ce soit dans la période actuelle », le journaliste et écrivain a martelé que quelqu’un devait « s’occuper d’économie », et vite.
« Il y a des choses à revoir sur les taxes par rapport aux autres pays. C’est une situation totalement anormale », a-t-il regretté, en prenant pour exemple l’horloge de la dette, ce site qui fait état de son coût en temps réel. « On a dépassé les 3 600 milliards de dettes », a-t-il souligné, d’autant que la charge s’élève à plus de 56 milliards d’euros. « Emmanuel Macron a endetté la France de 1 200 ou 1 300 milliards. Il est le président de la République qui a le plus endetté la France», lui a-t-il reproché.
124 milliards à payer chaque année dès 2030
L’écrivain a reconnu quelques minutes plus tard que le chef de l’Etat n’était finalement pas le seul responsable : « Les comptes publics sont maquillés, il y a une sorte de fraude », a-t-il dénoncé, ajoutant que l’Etat français empruntait pour payer les retraites par exemple, ce qui fait monter la dette. « On ne peut pas continuer cette politique idiote », a-t-il poursuivi, citant tour à tour le « massacre des entreprises » ou « les prélèvements obligatoires qui ne cessent d’augmenter ».
Pour Franz-Olivier Giesbert, la solution est toute trouvée : « Il faut essayer de créer un choc de croissance. » Pourquoi ? Car dès 2030, la France devra payer 124 milliards par an pour la charge de la dette, « simplement les intérêts de la dette. Si on ne fait pas ça, c’est la banqueroute. Il faut se préparer à ça », a mis en garde le journaliste.