En Iran, le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale affirme que la totalité des matières nucléaires enrichies restera dans le pays. Il exclut le transfert à l’étranger, alors que les négociations avec les États-Unis restent bloquées sur la question des mesures de confiance.
Le général de division Mohsen Rezaï a fait ces déclarations mardi à Téhéran lors d’une rencontre avec le chef d’état-major de l’armée pakistanaise, le maréchal Asim Munir.
« Toutes les matières nucléaires enrichies resteront en Iran, et pas une seule particule ne quittera le pays », a affirmé le général Rezaï. « Ces matières constituent un atout majeur et une richesse nationale que le peuple iranien utilisera sur son propre sol », a-t-il ajouté.
« Le peuple et les responsables iraniens sont unanimes : aucune négociation n’aura lieu tant que les États-Unis n’auront pas rétabli la confiance en donnant satisfaction aux conditions de l’Iran », a-t-il déclaré. Le général Rezaï a également souligné les liens fraternels entre les peuples iranien et pakistanais.
Pour sa part, le maréchal Asim Munir a déclaré que le différend frontalier entre l’Iran et le Pakistan avait été réglé et que les postes-frontière avaient rouvert mardi matin.
« Nous déclarons clairement que le problème à la frontière entre l’Iran et le Pakistan a été résolu et que la frontière est ouverte depuis ce matin », a-t-il affirmé.
Le commandant en chef de l’armée pakistanaise a salué la résilience des forces armées iraniennes pendant les quarante jours de l’agression américano-israélienne, en soulignant l’importance de la coopération régionale entre les deux pays, hors de toute ingérence de puissances étrangères.
Selon certaines informations, Washington aurait exigé, dans sa dernière proposition, le transfert du stock d’uranium enrichi de l’Iran. Téhéran a constamment rejeté cette idée, réaffirmant son droit à la technologie nucléaire à des fins pacifiques au titre du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP).
La guerre déclenchée le 28 février par des frappes américano-israéliennes contre l’Iran a considérablement compliqué les efforts diplomatiques. En juin 2025, l’Iran participait à des négociations indirectes avec les États-Unis afin de dissiper les malentendus au sujet de son programme nucléaire pacifique, lorsqu’il a fait l’objet d’actes d’agression non provoqués de la part des États-Unis et du régime israélien.
Un cessez-le-feu fragile et le mémorandum d’entente d’Islamabad n’ont pas permis, à ce jour, de parvenir à un accord durable.
Le Pakistan s’est présenté comme médiateur dans ce conflit ; il a accueilli des négociations indirectes et entretient des relations étroites aussi bien avec Téhéran qu’avec Washington.